Un Sorceleur peut en cacher un autre : The Witcher 2

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A l,’heure où j’écris ces lignes, je viens de finir The Witcher 2. Je vous l’accorde j’ai quelques années de retard et vous devez vous en douter, le sortie de l’extension de Heart of Stone m’a un peu boosté. Avant de commencer je vais vous parler de ce que représente la série des The Witcher pour moi. J’ai commencé comme certains des fans de la série par The Witcher premier du nom. La série n’avait pas autant de hype autour d’elle mais avait su séduire un public fan des RPG occidentaux et de l’univers médiéval fantastique.

Un Coup de Cœur Inachevé 

 

Pour tout vous dire, j’ai dû passer un minimum de 80 heure sur cet épisode, sans jamais pouvoir le finir. En effet, j’ai joué plusieurs fois de malchance. Joué en premier lieu sur mon ordinateur fixe, je suis arrivé à une petite heure de la fin du jeu. Bloqué contre un boss, j’ai laissé le temps passer pour ensuite voir ma sauvegarde se faire formater pour cause d’un ordinateur en réparation. J’ai relancé plusieurs fois l’aventure, par coup de 10 heures par ci, 10 heures par là, le pire c’est que les 10 heures de jeu étaient les même ( toujours le début de l’histoire ). Cette série à toujours été mon Némésis, je n’ai jamais pu terminer un seul épisode ! Même après mon premier run sur The Witcher 2, abandonné après 7 heures.

Ce n’est pas que je n’aime pas les The Witcher, non, au contraire, The Witcher fait partie de mes jeux préférés, de par son univers, de part la richesse des personnages que l’on y rencontre. Le problème est un peu plus profond et en est un seulement si on le décide. Je veux bien parler des allers/retours incessants. C’est une des grandes caractéristiques de la série, pour le 1 et le 2 en tout cas. Le allers/retours nuisent beaucoup à la rejouabilité et représentent un frein au new game pour décider de faire des choix différents.

Revenons-en à nos moutons, je ne suis pas ici pour parler de The Witcher 1, mais de l’héritage qu’il va laisser à son petit frère.

Dans The Witcher 2, la première chose qui m’a choqué, c’est l’abandon du système de combat présent dans le 1. Le système ne faisait vraiment pas l’unanimité à l’époque mais je m’y étais habitué et avais même fini par l’apprécier. Une fois arrivé dans le prologue d’Assassins of Kings, j’ai été perdu dans un premier temps.

Où est ma petite épée et mon rythme de clic pour placer les bons enchaînements aux monstres ?

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C’était beau aussi avant

Puis je me suis habitué à ce nouveau gameplay qui, il faut le dire, n’est pas parfait non plus.

La seconde chose qui m’a choqué : le final du prologue. Alors oui The Witcher est connu pour ses Twists les plus recherchés mais là, la fin du prologue, c’est quand même une grosse claque et une bonne introduction pour la suite de l’aventure. Les bases sont posées scénaristiquement pour mettre le joueur au cœur de l’histoire. Et lors de ce deuxième run, cela n’a pas loupé, je n’ai pas décroché jusqu’à la fin du jeu, un jour plus tard.

Le Film dont vous êtes le héro

 

Le premier acte rappelle beaucoup les débuts de The Witcher 1, de part les allers retours que nous sommes obligés de faire pour pouvoir faire avancer l’histoire. Mais, et il y a un mais, le jeu s’est beaucoup amélioré dans l’enchaînement du scénario. Je m’explique, dans le 1, nous étions obligés de passer des heures à faire la navette entre les marais et la ville de Wyzima, ici, cet aspect est présent mais beaucoup moins pénible que dans l’épisode précédent. L’acte 1 se finit en 2/3 heures si vous rushez la quête principale ( c’est ce que j’ai fait ) mais je pense que si vous prenez votre temps pour faire les quêtes secondaires, vous en avez pour au moins 10 heures.

Je ne vais pas faire un détail des différents actes, ça n’aurait pas vraiment de sens. Je vais donc vous parler d’un des point fort de ce second volet : L’histoire.

Alors oui, le scénario de ce deuxième épisode est génial, il est fort en surprise et en rebondissement. Les personnages sont attachants et les choix qui sont demandés sont parfois très cornéliens. Le jeu se fait d’une traite et si c’est aussi facile de s’y plonger c’est surement lié au gamedesign et à la DA, parfaitement raccord avec l’univers des bouquins de Sapkowski ( on le rappelle, the Witcher est une adaptation de bouquins ).

Et c’est là la puissance de l’adaptation littéraire en jeu vidéo, il existe des personnages forts dans le bouquin, autant les retranscrire dans le jeu ( ce qui n’a pas dû être simple). Dans ce volet nous voyons très bien l’influence littéraire dans le  jeu. Le scénario a beaucoup plus d’impact que le gameplay, qui est plus en retrait. Les choix qui sont demandés au joueur sont au centre du scénario et vont beaucoup l’influencer.

On se rapproche donc plus d’un film dont vous êtes le héro, tant l’action est guidée et canalisée par le jeu et par vos choix. On n’avance pas pour tuer des monstres, on avance pour faire avancer le scénario et atteindre la prochaine cinématique.

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Je n’ai pas éprouvé de plaisir particulier à aller me balader pour faire des quêtes secondaire et quoi qu’il se passe, le jeu est conçu en lui même pour inciter le jouer à avancer dans le scénario. Nous avons un sentiment de liberté oui, la liberté d’aller se balader dans ces zones plutôt grandes pour aller tuer du monstre. Mais on se rend vite bien compte que les zones sont délimitées et que nos actions ne sont pas si libres que ça. Le fait de ne pas pouvoir retourner dans les zones précédentes après la clôture d’un acte en est la preuve.

Nous sommes emportés par le scénario dans la suite des événements et c’est un peu dommage de ne pas être aussi libre qu’on le croit. Ce sont les quêtes secondaires qui en pâtissent au final ( et tout une partie du background de ce fait ).

Mon grand regret ( qui va être corrigé dans le 3ème volet parait il ) réside dans la part peu importante dans le jeu du métier de sorceleur. Le métier de chasseur de monstre vend du rêve mais quand il devient une excuse pour inciter les joueurs à prendre de l’expérience, cela devient vite lassant. Il y a tant de chose à faire autour de cette profession hors norme. Voir Géralt passer plus de temps dans des affaires politiques que dans les marais ou dans les grottes à chasser des monstres et vivre la vie d’une sorceleur me chagrine beaucoup. Après je vous entend déjà me dire que les quêtes secondaires sont là pour ça … Mais le jeu tel qu’il est ne favorise pas du tout ces dernières.

Mais je ne vais pas me plaindre plus longtemps sur le sujet, le jeu est quand même très bon et je le referais avec plaisir pour choisir un autre camp, pour m’attarder un peu plus sur les quêtes secondaire qui restent bien écrites et qui sont vraiment intéressantes dans la découverte de l’univers si particulier de Sapkowski.

Pour terminer et malgré quelques défauts, je conseille The Witcher 2 à tous les fans d’univers médiéval fantastique, de RPG et même à ceux qui n’aiment pas, lancez vous. Si on oublie les soucis de gameplay qui selon moi n’en sont pas rédhibitoires,  si on fait l’impasse sur l’aspect fermé induit par les actes scénaristiques, nous avons un très bon jeu dont l’histoire va en surprendre plus d’un.

Allez on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures, bisous.

Cordialement

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